Courrier aux adhérents

 

Association Paysages et Forêts de l’Armançon (APFA)

Domaine de Sèche-Bouteille

89310 Etivey

www.apfa89.org

contact@apfa89.org

                                                                                     Etivey, le 1er mai 2018

 

 

 

Chers amis,

 

Vous avez bien voulu adhérer à l’APFA et nous vous en remercions chaleureusement.

Il est maintenant important de vous donner des nouvelles de votre association.

 

  • En décembre, l’APFA a rencontré des journalistes de l’Yonne Républicaine et de France Bleu Auxerre. Cela nous a donné l’occasion d’expliquer les raisons de la création de l’association et le combat que nous menons. En particulier, la sensibilisation des habitants de la région est un point important car les promoteurs et les mairies concernées par les projets éoliens sont très discrets. Ils considèrent que moins on parle des projets, mieux cela vaut, pour eux.

 

  • Nous avons organisé une réunion d’information à Etivey pour donner au public, une quarantaine de personnes, des informations sur les projets en cours. Le quotidien “L’’Yonne Républicaine” était présent et a rendu compte de cette réunion.

 

  • En janvier, nous avons assisté à une réunion organisée à Cry-sur-Armançon par le promoteur éolien WPD, sur les enjeux écologiques. Long exposé, pas ou peu de réponses aux questions posées, surtout lorsqu’elles sortaient du cadre c’est à dire abordaient d’autres points que l’écologie. Difficile de débattre avec des maires et des promoteurs qui ne répondent pas aux questions posées…

 

  • Nous avons également envoyé des courriers à différentes personnalités : André Villiers, député, Noëlle Rescent, sénatrice de l’Yonne, Loïc Niepceron, président du Comité Régional pour le Tourisme de Bourgogne et Franche-Comté, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, Gérard Larcher, président du Sénat, Patrice Latron, préfet de l’Yonne…

 

Ces courriers ont, pour la préfecture de l’Yonne, permis une rencontre avec le collaborateur du préfet en charge de l’éolien. Le président du Sénat nous a répond qu’il avait transmis notre courrier à l’une des sénatrices du département, laquelle nous a écrit. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, qu’il transmettait au préfet de l’Yonne. Ce dernier nous a envoyé un courrier indiquant combien il serait attentif aux impacts paysagers et environnementaux, ainsi qu’à l’effet de saturation provoqué par les très nombreuses éoliennes industrielles, dont on sait par ailleurs qu’elles sont très majoritairement installées dans le sud de l’Yonne.

Par contre, ni André Villiers, député de notre circonscription, à qui j’ai pourtant écrit deux fois, ni Noëlle Rescent, n’ont répondu…

 

  • Nous avons distribué quelques milliers de bulletins d’information dans les villages environnants pour décrire la réalité des conséquences de l’implantation des éoliennes industrielles.

 

  • Nous avons lancé une pétition “Non à l’éolien en forêt” qui tangente aujourd’hui les 2 900 signataires, si l’on additionne les signatures en ligne et en format papier. Si vous n’êtes pas encore signataire, merci de signer, en allant sur le site www.apfa89.org

 

  • Le vendredi 15 juin à 18h30, nous allons organiser une réunion dans l’un des villages à l’origine des projets éoliens, probablement à Nuits sur Armançon, afin de continuer d’informer les uns et les autres. Vous trouverez dans les jours qui viennent le lieu exact où se déroulera la réunion, mais la date et l’heure étant déjà certaines, vous pouvez réserver votre début de soirée si vous souhaitez venir vous informer et échanger.

Les élus nationaux, régionaux et départementaux seront invités, ainsi que les autorités du département de l’Yonne.

 

 

La mobilisation est de plus en plus forte.

 

Elle prend appui sur le sentiment de saturation ressenti par les habitants de la région : bientôt 250 éoliennes dans le Sud de l’Yonne, bientôt la moitié du territoire français qui sera situé à moins de 3 km d’une implantation d’éoliennes industrielles.

En 2017, c’est 714 nouvelles éoliennes qui ont été implantées en France.

A l’horizon 2023, c’est à dire dans 5 ans, le projet est de plus que doubler le nombre d’éoliennes, afin de le faire passer de 7 000 à 15 000.

Quand on sait qu’aux Etats-Unis, plus de 14 000 éoliennes rouillent sur place, on peut légitimement se poser des questions sur le devenir de ces machines, lorsqu’il faudra les démanteler, dans quinze ou vingt ans.

 

La mobilisation vient aussi de ce que notre bien commun est en train d’être saccagé par des implantations en pleine forêt, avec des machines (242 mètres de haut !) de la hauteur d’autant d’immeubles de 80 étages.

On ne saurait mieux cannibaliser l’espace rural, les paysages, le cadre de vie des habitants, des touristes, des promeneurs...

 

Elle vient également de ce que plus personne, sauf ceux qui se laissent subjuguer pour des raisons diverses, n’est dupe des finalités écologiques des projets éoliens. Ces finalités sont financières, pas paysagères, ni bas carbone.

D’aucuns parlent d’escroquerie du siècle.

Pour les investisseurs, leur choix du modèle éolien va du désir d’optimisation fiscale au souhait de « faire de l’argent » rapidement (fonds de pension anglo-saxons, argent chinois…), sans aucune considération pour les nuisances produites, l’environnement, la biodiversité, le bien-être de chacun.

 

Elle découle, pour conclure ce courrier, du constat que nos émissions de CO2 ne diminuent pas avec l’éolien. En Allemagne, où les éoliennes sont un must absolu de la modernité, les émissions de CO2 augmentent et polluent toute l’Europe !

L’éolien n’offre aucune puissance garantie : vent faible en Bourgogne, deuxième région la moins ventée de France, où le facteur de charge, c’est à dire nombre d’heures de fonctionnement annuel d’une éolienne, est de 19,5% !

Si l’on ajoute que, pour produire 1 MWh d’éolien vendu 70 ou 80 euros (alors que le prix du marché est aux environs de 33 euros, et que nous sommes bon an mal an exportateurs d’électricité), il faut importer au moins 20 euros de composants fabriqués à l’étranger… nous marchons sur la tête.  Où va-t-on ainsi ? A la découverte de la face cachée de l’éolien. Ce n’est pas une partie de plaisir.

 

Merci pour votre soutien, sans lequel nous ne pourrions rien, et à très bientôt.

 

 

Hervé BIJU-DUVAL

Président de l’Association Paysages et Forêts de l’Armançon

www.apfa89.org

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